TUNIS (AP) — Plusieurs avocats de l'ancien ministre tunisien Abderrahim Zouari, une figure marquante de la scène politique tunisienne, ont dénoncé lors d'une conférence de presse vendredi ce qu'ils qualifient d'"acharnement" sur leur client.
M. Zouari, qui a occupé de hautes fonctions depuis l'époque du président Habib Bourguiba, a été arrêté comme plusieurs autres responsables de l'ancien régime du président Zine El Abidine Ben Ali, à la suite du soulèvement populaire qui a mis fin à 23 ans de pouvoir autoritaire en janvier dernier.
Innocenté la semaine dernière dans l'affaire du financement de l'ancien parti au pouvoir, par la chambre d'accusation de la cour d'appel de Tunis, qui a ordonné sa remise en liberté, M. Zouari a aussitôt fait l'objet d'un nouveau mandat de dépôt sur intervention du procureur de la République.
"Le procureur de la République n'a pas le droit d'émettre une commission rogatoire à un juge d'autant que la chambre d'accusation a décidé la libération du prévenu", s'est écrié Me Mohamed Lemkacher.
Plaidant pour "une justice sereine", sa collègue Fatma Chérif s'est indignée devant ce qu'elle considère comme "une campagne de dénigrement contre la personne de M. Zouari et de suspicion contre une autorité judiciaire".
"Aujourd'hui on n'entend plus parler que de vindicte. Tout le monde parle au nom du peuple et quand quelqu'un est libéré on crie à la catastrophe", s'est insurgé de son côté Me Fayçal Ben Jaâfar.
L'ordre de remise en liberté de M. Zouari ajouté à la libération de l'ancien ministre de la Justice Béchir Tekkari et à "la fuite" en France d'une figure très proche de l'ancien président tunisien, Saida Agrébi, ex-présidente de l'Association tunisienne des mères (ATM), a provoqué une levée de boucliers dans les médias et plusieurs pans de la société civile
samedi 13 août 2011
Tunisie: un collectif d'avocats dénonce l'"acharnement" contre un ancien ministre
10:09
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